TEST WWE 2K26 : Le retour gagnant de CM Punk mais une marge de progression présente

Pour la première fois depuis WWE 2K15, la licence annuelle de 2K fait l’impasse sur la génération PS4/Xbox One. Nous sommes donc en droit d’espérer une mise à niveau conséquente du moteur de jeu, afin d’offrir une expérience toujours plus fidèle à la réalité. Après plusieurs heures à transpirer sur et en dehors du ring, découvrez notre avis sur un WWE 2K26 qui reste sur la bonne voie… malgré certains choix parfois discutables.

Testé sur PS5 Pro grâce à une version numérique envoyée par l’éditeur

Une expérience plus réaliste, mais pas encore idyllique

Comme depuis les débuts de la série, la franchise WWE 2K ou, plus anciennement, WWE SmackDown vs. Raw, a toujours su convaincre les joueurs grâce à la modélisation de ses combattants. WWE 2K26 ne déroge pas à la règle et pousse même le réalisme un cran plus loin, notamment grâce à l’abandon des versions PS4/Xbox One. Résultat : nous avons affaire à un jeu plus réaliste, avec une modélisation des superstars encore plus poussée. Sur PS5 Pro, le rendu des catcheurs est bluffant, bien plus convaincant que dans WWE 2K25. Mais, dans les faits, il s’agit de la seule amélioration vraiment notable dans ce domaine.

Car si WWE 2K26 offre une belle vitrine technique – catcheurs transpirants la testostérone, reflets saisissants, matériaux détaillés – certaines animations restent encore rigides. On note certes une amélioration, mais nous ne sommes toujours pas au niveau d’autres mastodontes de la modélisation sportive, comme EA Sports FC 26, bien plus avancé sur ce terrain.

La plus grosse faiblesse reste cependant les environnements et leurs textures, très en dessous du reste. Le contraste entre la qualité visuelle des combattants et celle des décors (particulièrement visible une fois en dehors du ring) est frappant. Certains éléments affichent encore des textures dignes d’une PS3, ce qui dénote fortement dans un jeu censé exploiter pleinement les consoles actuelles.

On espère donc que pour WWE 2K27, un vrai travail de fond sera réalisé sur ce point, car cet écart de qualité n’a plus lieu d’être en 2026.

Un gameplay qui mixe toujours entre réalisme et arcade

Comme chaque année, Visual Concepts propose quelques nouveautés ici et là en matière de gameplay… mais est‑ce suffisant pour craquer ? Pas certain. On reste toutefois sur des bases toujours très solides. Tout d’abord, même si vous avez déjà joué aux précédents épisodes, il est fortement recommandé de passer par le Performance Center pour suivre le tutoriel de qualité. Celui‑ci permet de se refamiliariser avec les bases du jeu, mais aussi de revoir des techniques plus avancées, notamment l’utilisation des objets et leur placement stratégique autour du ring.

Les combinaisons sont nombreuses, parfois complexes, et demandent un certain temps d’adaptation. Cela dit, le jeu offre une palette de coups suffisamment accessible pour varier entre attaques puissantes et frappes plus légères, essentielles pour rendre vos adversaires vulnérables.

Parmi les véritables changements à relever, on note les nouvelles phases de transition, durant lesquelles les deux lutteurs tentent de prendre l’ascendant. Il faut alors utiliser le stick analogique pour trouver la zone sensible et remplir sa jauge plus vite que l’adversaire. Même logique pour les prises de soumission, avec un nouveau système de dégagement qui s’apparente à un petit jeu du chat et de la souris. Des nouveaux QTE ici et là donc pour apporter du dynamisme dans les combats et surtout faire travailler notre matière grise pas toujours bien éveillée.

La plus grosse nouveauté en termes de gameplay demeure toutefois le nouveau système de contres, qui demandera clairement un temps d’adaptation. Il est désormais possible de contrer n’importe quelle prise… à condition de deviner le bouton utilisé par l’adversaire, tout en réagissant dans une fenêtre d’action extrêmement courte. Autant dire qu’il faudra non seulement comprendre les mécaniques du jeu, mais aussi lire le gameplay et les intentions de l’adversaire. Il sera toujours possible de contrer certains coups avec la touche Triangle, mais le jeu vous encouragera à cette nouvelle mécanique avec des contres plus dévastateurs.

Pas de nouveau mode de jeu, mais des nouveautés éparpillées

Avec CM Punk en tête d’affiche pour la première fois depuis WWE ’13, le mode Showcase se prête naturellement à dresser le portrait de la star américaine, revenue à la WWE en 2023 après un passage remarqué à l’AEW. On retrouve donc un Showcase articulé autour de ses moments forts, mais également des périodes de doute, le tout renforcé par des vidéos de grande qualité. À côté du mode principal, un mode Gauntlet est proposé : il vous demandera d’éliminer 20 Superstars consécutivement avec CM Punk… ou avec AJ Lee, sa compagne, également mise en avant dans le circuit. Comme l’an dernier, il sera possible de renverser la situation initiale, réécrivant ainsi le cours de l’histoire. Pour débloquer l’ensemble des récompenses, il faudra toutefois réussir un large panel d’objectifs, ce qui permet de revivre la trame originale de chaque affrontement.

Ensuite vient The Island, désormais disponible pour la première fois sur PC. Plus vaste, ce monde ouvert vous permet de choisir entre trois factions dans un nouveau terrain de jeu : Scrapyard Brawl. Les amateurs de cosmétiques seront ravis d’apprendre que de nouveaux magasins et de nombreux skins ont été ajoutés. Si le mode est plus fluide et mieux organisé qu’auparavant, il faut honnêtement reconnaître que ce n’est pas pour The Island que l’on lance WWE 2K26, et nous l’avons vite laissé de côté. On note toutefois une vraie amélioration dans la mise en scène, avec des cinématiques plus travaillées et des doublages pour les Superstars. Du côté des achats additionnels, MyFaction répond de nouveau présent, mais nous n’avons constaté aucune vraie amélioration cette année.

Le mode Mon MG n’introduit que peu de nouveautés, mais ajoute tout de même plusieurs types de matchs désormais jouables en solo ou en multijoueur : matchs intergenres, matchs à 5, 6 ou 8 participants, ainsi qu’une ribambelle de règles plus excentriques les unes que les autres (I Quit, Inferno, Three Stages of Hell, Dumpster Match…). Le mode Mon Ascension revient quant à lui avec quatre nouveaux scénarios, deux par genre. Une fois l’histoire terminée, il est désormais possible de continuer à jouer pour débloquer davantage de contenu, ce qui améliore la rejouabilité.

Le cross‑play, lui, n’est toujours pas disponible pour les joueurs PS5 et Xbox Series X|S, tandis que la création de contenu reste accessible uniquement entre ces plateformes. Les joueurs PC et Nintendo Switch 2, en revanche, semblent exclus de ces fonctionnalités : dommage.

Enfin, le mode Univers s’enrichit de la fonctionnalité WWE Draft, permettant d’ajouter un peu plus de piquant dans la gestion des rosters. Côté personnalisation, l’offre est toujours aussi robuste – et même plus généreuse. Non seulement la création de personnages reste complète, mais la personnalisation des arènes, ceintures, entrées et autres éléments emblématiques de la franchise est toujours de la partie. On notera également l’augmentation du nombre d’emplacements de sauvegarde, désormais fixée à 200 slots, ainsi que de nouvelles options de création concernant le visage ou les cheveux. Comme évoqué plus tôt, le partage des créations semble toutefois réservé aux utilisateurs PS5 et Xbox Series X|S, et nécessite un abonnement en ligne pour être utilisé.

Un roster immense et la fin du Season Pass

Avec plus de 400 combattants annoncés, WWE 2K26 peut se vanter d’être l’un des titres les plus complets de la licence. Et pour cause : toutes nos Superstars préférées sont présentes, même si quelques absences subsistent encore au moment où nous écrivons ces lignes. Elles devraient toutefois être rapidement comblées grâce au nouveau système Ringside Pass. Fonctionnant sur le même principe que ce que l’on retrouve dans NBA 2K ou Top Spin 2K25, chaque saison propose des récompenses réparties en deux catégories : 60 paliers gratuits et 40 paliers premium. En enchaînant les matchs, vous débloquerez donc du contenu au fil d’un système saisonnier désormais bien rodé. Pour les récompenses premium, il faudra en revanche passer à la caisse et acheter le Ringside Pass Premium.

Proposé dans quatre éditions différentes, WWE 2K26 devrait offrir six saisons de contenu, chacune durant deux mois… jusqu’à la sortie présumée de WWE 2K27. Le jeu de base est vendu 79,99 €, mais la version la plus chère – incluant tous les Ringside Pass Premium – grimpe à 149,99 €, soit presque le double. Comparé au coût du Season Pass de l’an dernier, difficile d’y voir une bonne affaire. Par ailleurs, si 400 Superstars sont listées, toutes ne sont pas jouables immédiatement, et certaines figures (CM Punk notamment) disposent de plusieurs apparences, chacune comptant comme un combattant distinct. Une quantité impressionnante, certes, mais un peu tronquée dans les faits.

Il faut également souligner l’excellent travail réalisé sur la partie sonore. Comme d’habitude, les musiques d’entrée des Superstars envoient du lourd, tout comme l’ambiance sonore générale. Et c’est tant mieux : vous passerez beaucoup de temps dans les menus pour configurer vos shows ou gérer votre univers. Avec une OST de seulement seize titres, on aurait aimé un peu plus de variété, mais la sélection est qualitative, avec notamment Transplants, Turnstile ou encore Linkin Park. Toujours pas de commentaires en français, mais les commentaires américains gagnent en variété grâce à l’arrivée de Wade Barrett et Booker T, qui apportent un vrai vent de fraîcheur à la narration des combats.

Verdict

WWE 2K26 réussit une nouvelle fois son entrée sur le ring, avec des améliorations ici et là permettant d’affiner une expérience de jeu déjà solide. Si les catcheurs et leurs animations ont nettement gagné en qualité dans cet épisode, on ne peut pas en dire autant des à‑côtés, avec des textures parfois dignes de l’ère PS3/Xbox 360. La mise en place discutable du Ringside Pass Premium, qui remplace le Season Pass annuel, rapproche clairement la franchise de ce que propose désormais NBA 2K, avec un objectif économique évident. Le mode Showcase, centré cette année autour de CM Punk, est une nouvelle fois mené avec brio. Un excellent cru donc, porté par plus de 400 catcheurs au programme, mais qui mériterait malgré tout une refonte technique beaucoup plus ambitieuse pour franchir un cap définitif.

70/100
Score total iIl s'agit d'une appréciation générale du jeu de la part du testeur et non d'une note à proprement parler.

Points forts

  • Les animations et modélisations des catcheurs améliorées
  • Une jouabilité toujours maîtrisée
  • Des nouveautés de gameplay intéressantes et pertinentes
  • Le roster de 400 catcheurs : titanesque
  • Des modes de jeu variés qui continuent d’être améliorées au fil des épisodes
  • Un contenu gargantuesque avec un mode Showcase de haut niveau
  • Les multiples possibilités de création
  • OST qui transpire les États-Unis

Points faibles

  • Le modèle du Ringside Pass Premium douteux
  • Des textures encore vieillissantes qui nuisent à la qualité globale du titre
  • Aucun nouveau mode de jeu
  • Toujours pas de commentaires en français
  • L'absence du cross-play inexplicable en 2026
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