PREVIEW On a testé Ace Combat 8: Wings of Theve sur PC : un nouvel opus ambitieux

On a testé Ace Combat 8 Wings of Theve sur PC

Si on vous parle d’avions de chasse, de batailles aériennes épiques et de pilotes aguerris, vous allez sans doute penser à Top Gun. Qu’il s’agisse du film de 1986 ou bien de sa suite de 2022, la licence est assez forte pour immédiatement venir en tête lorsque l’on parle de cette niche. Pourtant, allez demander à des joueurs ce que peuvent leur évoquer cet univers, et vous verrez qu’ils vous répondront sans détour : Ace Combat. Plus de 7 ans après la sortie du septième épisode, la licence phare de Bandai Namco revient avec Ace Combat 8: Wings of Theve. Nous avons pu poser les mains toute une journée et le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeu nous a fait forte impression. Voici notre récit après s’être envoyé en l’air le temps de quelques pirouettes (et moult crashs).

Preview réalisée lors d’un événement dédié à la presse à Paris

Direction le 7ème ciel

S’il fallait vous donner un peu de contexte sur la façon dont cette session de jeu a été abordée, je vous avouerai avant tout que je n’avais jamais posé les mains sur un opus de la franchise. Cette dernière m’a toujours semblé difficile d’accès, complexe, proche d’une simulation aérienne. Vous savez, le genre de simulation qu’on imaginerait réservée à ceux qui ont reconstitué un cockpit dans leur salon. Ce n’est pas très compliqué d’imaginer un titre exigeant avec des commandes poussées, on parle tout de même ici d’un jeu de niche qui vise un public ultra-réduit. Enfin, ça c’est ce que je pensais avant de constater qu’Ace Combat 7: Skies Unknown s’est vendu à plus de 4 millions d’exemplaires.

Bon, si le jeu a su conquérir le cœur d’autant de joueurs, c’est qu’il doit tout de même avoir du potentiel. De plus, la franchise est solidement installée dans le paysage vidéoludique, il y a forcément quelque chose à côté duquel je suis passé en fermant les yeux jusque-là. Effectivement, une fois la manette en mains, force est de constater qu’en plus d’être relativement accessible, le jeu est un plaisir de tous les instants. Quoique frustrant par moments. Mais ne brûlons pas les étapes.

Les équipes présentes sur place nous ont réservé un court briefing au cours duquel elles nous ont présenté le jeu ainsi que quelques-unes de ses nouveautés, prodigué quelques conseils, et introduit brièvement le nouveau mode Ace Combat Online qui s’est refait une beauté pour l’occasion. Nous n’avons pas eu l’occasion de l’essayer, mais de ce qu’on a ouï dire, il sera bien plus complet, plus immersif et proposera des fonctions sociales. Notamment par le biais du hangar qui fera office de hub, et dans lequel notre avatar (qui sera personnalisable) pourra évoluer parmi nos amis et les autres joueurs.

Le tout s’est d’ailleurs déroulé dans un endroit décoré aux couleurs du jeu, et l’on se serait presque crus dans un immense dépôt non loin d’une piste de décollage. Ce n’est peut-être pas grand chose dit comme ça, mais les équipes ayant travaillé sur l’événement ont réalisé un travail remarquable : de notre accueil avec la remise d’un dossier confidentiel (notre guide de jeu avec les instructions, éléments de gameplay ou encore d’histoire…), aux décors, tout était fait pour que l’on s’y croie. On ne peut donc que les féliciter. On ne peut que les féliciter. Ce détail peut sembler anecdotique, mais rappelons qu’on y a passé une journée entière, que des confrères ont fait le voyage depuis l’étranger, et que des membres de l’équipe de développement ont eux-mêmes fait le déplacement.

Évidemment, Kazutoki Kono (directeur de la franchise) et Manabu Shimomoto (producteur) furent également de la partie. Ce point laissait d’ailleurs transparaître la passion qui anime l’équipe et l’amour qu’ils portent à la franchise. On sent l’envie de porter la licence vers d’autres horizons, de l’ouvrir à un public plus vaste, mais aussi et surtout d’offrir des sensations toujours plus fortes avec un réalisme plus appuyé sans jamais trahir l’héritage arcade qui persiste depuis maintenant 30 ans.

Nothing But Theve

Cette envie de pousser la licence encore plus haut se traduit tout d’abord par la campagne qui se veut plus cinématographique que jamais. Comment est-ce qu’on le sait ? Parce qu’entre-temps, on a fait les choses bien et on a posé les mains sur d’autres titres de la franchise, notamment Ace Combat 7: Skies Unknown (qui est peut-être encore en promotion sur Steam au moment où vous lisez ces lignes, on dit ça juste comme ça). Le précédent opus offrait déjà une campagne avec une histoire complètement narrée, mais l’ensemble restait relativement statique. Ici, les ambitions ont été revues à la hausse : le jeu s’ouvre avec une cinématique en vue à la première personne.

Exit les écrans fixes, ou les visuels animés, l’intégralité de la narration, hors écrans de préparation/fin de mission, semble se faire par le biais de cutscenes. Les influences cinématographiques sont perceptibles, c’est un bon point pour une licence qui veut s’ouvrir à davantage de joueurs. Toutefois, le début nous a semblé un peu long et verbeux, avec beaucoup d’échanges qui peuvent nous perdre. Heureusement, l’action s’enchaîne assez vite, puisque l’on passe de pilote repêché en pleine mer à nouvelle recrue qui va vite devoir faire ses preuves.

En effet, la Federation of Central Usea est tombée au combat après une attaque menée par la République de Sotoa. La nation est majoritairement envahie par l’ennemi et il incombe au joueur de récupérer le légendaire titre de Wings of Theve (le sauveur de Theve, la capitale de la FCU) et de se battre pour sa terre natale. Le scénario est évidemment plus profond qu’un simple pilote allant canarder tout ce qui bouge dans les airs, mais afin d’éviter de vous divulgâcher trop d’éléments, il nous a été demandé de garder le scénario sous silence. Sachez tout de même que le jeu s’imbrique bien dans la chronologie des événements de la licence, puisque l’action se déroule 10 ans après Ace Combat 7, et que l’on retrouve bien le monde de Strangereal, l’univers créée pour la licence.

Une fois les politesses passées et les premières cinématiques terminées, le jeu démarre avec un court tutoriel qui permet d’apprendre les bases. Finalement, le jeu se veut assez accessible, notamment de par le fait que des contrôles simplifiés sont disponibles. Une aubaine pour les débutants qui pourront se faire la main facilement, avant de passer aux contrôles expert qui offrent une variété de mouvement bien plus dense. Il faut aussi passer les premières dizaines de minutes d’adaptation, afin d’appréhender la façon dont se meuvent les avions dans les airs.

Cependant, une fois que l’on a appris les déplacements, c’est une véritable partie de plaisir que de se lancer dans des ballets aériens à la poursuite des pilotes ennemis. La visée ne pose d’ailleurs pas tellement problème puisque le système de missiles téléguidés et d’armes spéciales se charge généralement d’aller exploser les chasseurs des factions opposées. Reste que cela demande un peu de stratégie, et surtout de ne pas gaspiller ses missiles n’importe comment, sinon il faut terminer la mission avec la mitrailleuse embarquée dans notre avion. C’est une méthode tout à fait exploitable, mais pas forcément la plus simple dès lors que l’on se trouve face à des aéronefs plus rapides.

Un bilan positif

Si les deux ou trois premières missions se bouclent sans aucun souci, les choses se corsent un peu plus dès lors que les menaces viennent à la fois des airs et de la terre. Mais c’est également là que le potentiel du jeu ressort complètement, avec des affrontements épiques, soulignés par des musiques tantôt orchestrales, tantôt rock. Un patchwork du plus bel effet qui fait perdurer l’héritage de la franchise qui, depuis 30 ans, est reconnue pour ses OST de qualité.

Au total, ce sont cinq missions que l’on a pu essayer tout au long de la journée. Mais ne vous y trompez pas, ces dernières ont été assez longues pour nous tenir en haleine plusieurs heures durant. D’ailleurs, la quatrième mission nous a assez tenu tête pour que l’on passe à la suivante (une option permise grâce à la build présentée durant notre session mais qui ne sera évidemment pas présente dans le jeu final). Une sombre histoire de véhicule blindé à l’apparence d’un énorme tank qu’il faut faire ralentir avant qu’il n’atteigne un point précis de la ville qu’il envahit.

C’est d’ailleurs à ce moment-là que l’on a commencé à jouer avec les contrôles expert, et si la prestation était fébrile, c’est bien évidemment ce mode de jeu qui est recommandé pour tirer toute la quintessence du gameplay et des sensations qu’il aspire à offrir. Surtout que l’on peut maintenant donner des instructions à ses coéquipiers, afin qu’ils centralisent leurs attaques, les dispersent, nous offrent une couverture ou utilisent leur arme spéciale. Une opportunité de rattraper les ratés et d’optimiser les courses-poursuites dans les airs.

Après plus de quatre heures à jouer à Ace Combat 8: Wings of Theve, le constat est sans appel : il s’agit d’un nouvel opus ambitieux qui respire la passion de son équipe de développement et qui prend le temps de faire les choses bien. C’est assez admirable de voir une licence qui s’est vendue à plus de 21 millions d’exemplaires sur 30 ans d’existence faire le pari d’un rythme de parution plus lent. Et c’est sans doute ce qui a permis à Bandai Namco de peaufiner autant sa copie.

Le jeu tourne désormais sous Unreal Engine 5 et offre des effets de lumière des plus réussis tout en offrant davantage d’effets liés à la météo ou à l’environnement, comme de la condensation sur le cockpit lorsque l’on passe à travers des nuages un peu trop grisâtres. Il est également à noter que la destruction partielle ou totale d’un appareil n’est pas sans conséquences : se prendre la carcasse d’un chasseur en plein crash infligera des dégâts à notre aéronef. Mais ce qui est vrai pour nous l’est tout autant pour les IA du jeu, ce qui devrait promettre quelques réactions en chaîne explosives.

Il reste encore bien des points à valider pour qu’Ace Combat 8: Wings of Theve obtienne les plus belles distinctions, notamment concernant son mode Online et la façon dont l’histoire s’écrira sur la totalité de la campagne. D’ici là, sachez que la date de sortie du jeu a été annoncée et qu’il est attendu pour le 2 octobre prochain. Une période qui devrait être mouvementée puisque plusieurs titres très attendus ont également prévu de sortir à cette date-là, comme nous avons pu le voir durant le State of Play du 2 juin 2026.

Verdict

Ace Combat 8: Wings of Theve est bien parti pour faire tourner la tête des fans de la série, tandis que les nouveaux venus pourront découvrir l’opus parfait pour s’immiscer dans cette licence culte. Facile à prendre en main mais plus exigeant lorsqu’il s’agit de le maitriser, il offre une courbe de progression qui récompense le joueur appliqué. Lorsque l’on passe aux contrôles expert, la frustration peut pointer le bout de son nez si l’on n’est pas assez entraîné, mais le jeu offre des sensations inégalées et grisantes qui ont un doux goût de revenez-y. On ne sait pas ce que vous faites le 2 octobre prochain, mais nous, on a déjà hâte de retourner dans le cockpit.

Ace Combat 8: Wings of Theve
Fiche du jeu Ace Combat 8: Wings of Theve
Xbox Series X|SPC (Microsoft Windows)PlayStation 5
Sortie : 02/10/2026
Voir la fiche complète →
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