Alors que la Nintendo Switch 2 s’apprête à souffler sa première bougie, son catalogue continue de s’étoffer semaine après semaine. Les éditeurs tiers répondent toujours présents, et cette fois, c’est Indiana Jones qui débarque sur la dernière console de Nintendo. Porté par Bethesda, ce nouveau portage démontre une fois de plus que la Switch 2 a de la ressource. La machine parvient à faire tourner des productions récentes, certes avec quelques compromis techniques inévitables, mais sans renier l’expérience de jeu.
Test réalisé sur Nintendo Switch 2 grâce à une version numérique envoyée par l’éditeur
De l’aventure, de l’exploration et de l’infiltration
En s’orientant vers le FPS narratif, MachineGames souhaitait nous faire incarner un Indiana Jones plus mature que jamais, plongé au cœur de l’action. Pensé et écrit comme un véritable film de la saga, Indiana Jones et le Cercle Ancien est d’abord sorti sur Xbox Series X|S et PC, avant d’arriver quelques mois plus tard sur PS5. En ce mois de mars 2026, c’est désormais au tour de la Nintendo Switch 2 d’accueillir ce portage, celui qui nous intéresse aujourd’hui. Avant d’entrer dans le détail de cette version, rappelons brièvement ce que propose le jeu dans sa globalité.

L’objectif n’est pas ici de refaire un test complet de la version originale sortie en 2024, mais de revenir sur les grandes lignes de l’expérience. Pour un avis détaillé sur les mécaniques de gameplay ou la structure du jeu, vous pouvez consulter notre premier test. En adoptant une vue à la première personne, Indiana Jones et le Cercle Ancien se présente comme un jeu d’aventure immersif, misant sur l’exploration et la découverte de zones ouvertes dont nous tairons les détails pour préserver la surprise. Une chose est sûre : les environnements sont variés et chacun possède sa propre identité.
Chaque zone regorge de secrets, d’objets à collecter, mais aussi de quêtes principales et secondaires bien écrites qui enrichissent l’exploration. L’aventure est ponctuée d’énigmes accessibles, tandis que les phases d’infiltration demandent davantage de finesse que lors des combats. Ces derniers se révèlent d’ailleurs assez punitifs, surtout à mains nues, où l’utilisation d’objets ou d’armes improvisées devient rapidement indispensable.

Comptez un peu plus de quinze heures pour terminer la trame principale, et plus du double pour viser le 100 %. Contrairement aux autres versions, cette édition Nintendo Switch 2 ne propose ni succès ni trophées, et peut être jouée entièrement hors ligne. Aucun compte Microsoft n’est requis, ce qui plaira à certains joueurs, mais implique aussi l’absence de synchronisation de progression et surtout pas de cross-save. À l’inverse de titres comme Cyberpunk 2077, il sera donc impossible de reprendre votre partie entamée sur un autre support : il faudra recommencer l’aventure depuis le début. Une petite déception.
Une adaptation réussie, à condition d’accepter des compromis
La Nintendo Switch 2 gère bien mieux les modèles 3D que la première génération, et les éditeurs tiers en profitent pleinement pour proposer de nouveaux portages sur la plateforme. Bethesda joue d’ailleurs le jeu à fond : Indiana Jones et le Cercle Ancien devient déjà leur troisième titre à rejoindre la console après Fallout 4 Anniversary Edition et The Elder Scrolls V: Skyrim Anniversary Edition. Contrairement à ces deux jeux, Indiana Jones est proposé en version boîte avec une véritable cartouche, et non un simple code in a box ou une game key card.

Concrètement, hormis un patch day one (non obligatoire), vous n’aurez rien à installer après l’achat : un vrai plus à l’heure où les éditeurs privilégient les cartes clé, bien moins coûteuses à produire. À noter également que tous les doublages français sont inclus directement sur la cartouche, sans téléchargement supplémentaire. En revanche, on regrettera l’absence du DLC L’Ordre des Géants, vendu séparément 19,99 € sur le Nintendo eShop. Reste maintenant à voir ce que vaut réellement ce portage Switch 2.
Contrairement aux autres versions, Indiana Jones et le Cercle Ancien ne propose qu’un seul mode graphique, avec un framerate verrouillé à 30 fps. Rien de surprenant, et malgré quelques rares ralentissements – notamment lors des sauvegardes automatiques – le jeu reste globalement stable. Les environnements sont vastes, et même si la version portable impose des compromis techniques (textures moins détaillées, aliasing, popping), l’expérience demeure agréable et fluide.
En mode docké, le jeu profite d’un rendu plus propre et de détails supplémentaires, mais ne vous attendez pas à une transformation spectaculaire. Globalement, le titre alterne entre réussites visuelles et des zones ouvertes plus en difficulté. Par exemple et dès le prologue, la jungle est en souffrance avec des compromis techniques extrêmement visible à l’œil tandis que les intérieurs et les visages s’en sortent très bien, créant un contraste marqué. Malgré ces limites, la technique ne constitue pas un frein à l’achat : l’expérience générale reste solide et parfaitement jouable. À noter enfin que le mode souris est bien pris en charge, même s’il demandera un petit temps d’adaptation pour atteindre certains boutons dans cette configuration.
Verdict
Indiana Jones et le Cercle Ancien est un solide portage de la dernière aventure de notre explorateur favori sur Nintendo Switch 2. Si vous ne possédez que cette console, cette version offre une expérience tout à fait jouable et agréable, aussi bien en mode portable que devant votre télévision. Elle a également un avantage de taille : il s’agit de la seule véritable version physique du jeu, un atout qui séduira sans hésitation les collectionneurs. Cette édition ne nous a clairement pas déçus. Si vous recherchez un jeu d’aventure mêlant énigmes, exploration et un soupçon d’infiltration sur Switch 2, alors Indiana Jones et le Cercle Ancien n’attend plus que vous.
Points forts
- Une grande aventure avec Indy à portée de main
- Un portage solide malgré des compromis visuels inévitables
- Prise en charge du mode souris
- Une véritable version physique avec aucun pack de langue à télécharger
Points faibles
- Des compromis visuels assez évidents (textures, aliasing, clipping…), surtout en portable
- Impossible de débloquer des succès ou de récupérer sa sauvegarde d’une précédente version
- Le DLC L’Ordre des Géants non inclus dans la version de base
