Après un premier épisode sorti en 2021, Cold Iron Studios remet le couvert avec Aliens: Fireteam Elite 2. Le principe reste le même : réunir une escouade de Marines coloniaux, s’équiper jusqu’aux dents et tenter de survivre aux vagues de Xénomorphes qui ne demandent qu’à vous transformer en casse-croûte. Mais pour cette suite, le studio ne s’est pas contenté de reprendre sa formule à l’identique. Escouades agrandies, classes retravaillées, nouvelles possibilités de personnalisation et ennemis plus agressifs viennent enrichir une recette qui avait déjà fait ses preuves. Est-ce suffisant après cinq ans d’attente ?
Test réalisé sur PC grâce à une version numérique fournie par l’éditeur.
Simple mais efficace
Sorti en 2021, Aliens: Fireteam Elite proposait une expérience coopérative en vue à la troisième personne directement inspirée de l’univers de Alien. Jusqu’à trois joueurs pouvaient former une escouade et traverser différentes campagnes en affrontant des hordes de Xénomorphes, mais également des Synthétiques et d’autres menaces issues de la franchise.

Le jeu reposait avant tout sur une formule simple et efficace : choisir une classe, constituer son arsenal, améliorer progressivement son personnage et apprendre à composer avec les capacités de ses coéquipiers. Les cinq classes disponibles proposaient chacune une approche différente du combat, tandis que les nombreuses armes, accessoires et perks permettaient de personnaliser son Marine.
Une formule assez classique pour un shooter coopératif, mais qui fonctionnait notamment grâce au plaisir procuré par les affrontements contre les hordes de Xénomorphes et son atmosphère fidèle à la franchise. Fireteam Elite avait ainsi posé des bases solides sur lesquelles Cold Iron Studios pouvait désormais construire.
Aliens: Fireteam Elite 2 reprend cette idée, mais transporte cette fois les Marines sur LV-558, une planète minière où l’installation de Storr Boon a brusquement cessé de répondre. À la suite d’un appel de détresse, une escouade est envoyée sur place afin de comprendre ce qui s’est passé.
Évidemment, il ne faut pas longtemps avant que l’opération ne tourne au cauchemar. Les couloirs de l’installation sont infestés de Xénomorphes, tandis que d’autres menaces viennent rapidement compliquer la mission. Votre escouade va devoir progresser à travers différents environnements afin de découvrir ce qui est arrivé à la colonie et contenir une menace qui semble bien plus importante qu’une simple infestation.
Quatre Marines valent-ils mieux que trois ?
La première évolution saute rapidement aux yeux, alors que le premier épisode limitait les escouades à trois joueurs, Aliens: Fireteam Elite 2 passe à quatre Marines en coopération. Un changement qui peut sembler anodin sur le papier, mais qui modifie forcément la manière d’aborder les affrontements et la composition des équipes.

Les classes ont également été retravaillées et accompagnées de nouvelles possibilités de progression et de personnalisation. Le jeu introduit notamment une classe Spécialiste, pensée comme une sorte de boîte à outils permettant de mélanger différentes capacités afin de construire un personnage correspondant davantage à son style de jeu ou aux besoins de son équipe. L’arsenal bénéficie lui aussi de nouvelles options, avec notamment davantage de possibilités de modifier le comportement des armes.
Les développeurs ont cherché à rendre les affrontements plus dynamiques. Les Xénomorphes sont plus nombreux, mais aussi plus agressifs et capables de mettre plus de pression sur l’escouade. Le jeu propose également de nouvelles variantes d’ennemis, tandis que le mode Horde revient dans une formule enrichie pour offrir une raison supplémentaire de retourner au combat une fois la campagne terminée.
Des affrontements toujours aussi nerveux
Dans les grandes lignes, Aliens: Fireteam Elite 2 reprend la formule de son prédécesseur : un shooter coopératif à la troisième personne dans lequel les Marines doivent progresser à travers différents environnements, remplir leurs objectifs et surtout survivre aux vagues de Xénomorphes. Les missions alternent entre exploration, affrontements plus classiques et séquences où l’escouade doit tenir une position face à des hordes toujours plus nombreuses. La coopération reste donc au cœur de l’expérience, chaque joueur pouvant compléter son équipe grâce aux différentes classes et à leurs capacités spécifiques.
Les affrontements conservent leur dimension particulièrement nerveuse. Les Xénomorphes attaquent en nombre et peuvent rapidement encercler l’équipe, obligeant les joueurs à rester mobiles, à surveiller leurs positions et surtout à éviter de se retrouver isolés. L’arsenal et les différentes capacités permettent de mieux contrôler ces situations, avec davantage de possibilités pour adapter son équipement et le comportement de ses armes à son style de jeu.
Enfin, la progression et la personnalisation occupent toujours une place importante dans la boucle de jeu, avec l’amélioration des Marines, des armes et des compétences au fil des parties. Le mode Horde fait également son retour, offrant une expérience plus orientée survie et rejouabilité. Aliens: Fireteam Elite 2 ne cherche donc pas à révolutionner la formule, mais plutôt à l’étoffer et à lui donner davantage de profondeur, tout en conservant ce qui faisait le charme du premier épisode : défourailler du Xénomorphe en bonne compagnie.
Une formule qui montre ses limites
Malgré les améliorations apportées, Aliens: Fireteam Elite 2 reste un shooter coopératif dont la structure peut rapidement devenir répétitive. Les missions reposent encore largement sur une succession d’objectifs assez classiques : avancer, éliminer des vagues d’ennemis, défendre une position, récupérer un objet, et le sentiment de déjà-vu peut s’installer assez rapidement. La multiplication des Xénomorphes permet certes de maintenir la pression, mais elle ne suffit pas toujours à renouveler suffisamment les situations.

Le système de combat souffre également de quelques limites. Les affrontements peuvent devenir particulièrement brouillons lorsque plusieurs dizaines de Xénomorphes envahissent l’écran, avec une lisibilité qui n’est pas toujours optimale. On retrouve aussi cette sensation que certains ennemis servent davantage de réservoir à munitions que de véritables adversaires nécessitant une stratégie particulière. La formule fonctionne surtout lorsque l’équipe joue réellement ensemble ; avec des équipiers moins coordonnés, une partie de la profondeur des classes et des builds perd rapidement de son intérêt.
Enfin, l’intelligence artificielle et certains comportements ennemis peuvent donner une impression de mécanique plutôt que de véritable adaptation. Les Xénomorphes sont capables de mettre énormément de pression sur l’équipe, mais leur agressivité repose souvent davantage sur leur nombre que sur des comportements particulièrement sophistiqués. Fireteam Elite 2 reste donc très plaisant lorsqu’on recherche une expérience coopérative accessible et défoulante, mais il peine parfois à dépasser cette dimension pour proposer un véritable renouvellement de la formule.
Une réalisation en dents de scie
Techniquement, Aliens: Fireteam Elite 2 reste assez proche de son prédécesseur. La direction artistique fait en revanche toujours mouche, avec ses installations industrielles décrépites, ses couloirs plongés dans la pénombre et ses environnements marqués par l’esthétique de la saga. Le travail sur l’éclairage renforce même davantage l’atmosphère, la lampe-torche prenant une importance appréciable dans les passages les plus sombres. Mais il est difficile de parler d’une véritable claque visuelle : modèles, environnements et effets semblent pour beaucoup hérités du premier épisode, avec des résultats parfois assez inégaux selon les décors.

La partie sonore se montre plus convaincante dans l’ensemble, avec les cris des Xénomorphes, les alarmes et l’ambiance industrielle qui contribuent efficacement à l’immersion. Le jeu conserve également une bande originale adaptée à l’univers Alien. Certains effets d’armes manquent toutefois parfois d’impact, et plusieurs tests ont relevé une signature sonore du Pulse Rifle moins convaincante que dans le premier épisode.
En matière de contenu, la campagne propose 15 missions réparties sur quatre environnements, pour une durée située autour de huit à douze heures selon le rythme et la difficulté. À cela s’ajoute un mode Horde pensé pour prolonger l’expérience et offrir une progression supplémentaire. La campagne est donc plus conséquente que celle du premier jeu, mais cette générosité est à relativiser : plusieurs missions réutilisent largement les mêmes zones et reposent sur une structure similaire, ce qui peut donner une impression de répétition malgré le nombre de chapitres.
Enfin, le lancement technique mérite d’être mentionné. Les premières versions ont souffert de problèmes de stabilité, de saccades, de bugs de progression et de quelques soucis de connexion ou d’interaction. Un correctif publié le 17 septembre 2026 a notamment apporté des optimisations de framerate, réduit certains problèmes de stuttering et corrigé plusieurs bugs pouvant bloquer la progression. Les retours restent néanmoins variables selon les plateformes : certains tests font état de performances correctes, tandis que d’autres constatent des chutes importantes pendant les affrontements les plus chargés.
Aliens: Fireteam Elite 2 dispose d’un contenu suffisamment conséquent pour occuper quelques bonnes soirées, mais son habillage technique et surtout la répétition de certains éléments empêchent l’ensemble de paraître aussi ambitieux qu’on pouvait l’espérer après cinq années d’attente.
Verdict
Aliens: Fireteam Elite 2 reste un shooter coopératif sympathique et suffisamment efficace pour passer quelques bonnes soirées entre amis. Ses nouvelles classes, son système de personnalisation plus riche et ses affrontements toujours aussi nerveux apportent davantage de profondeur à une formule éprouvée. Malheureusement, le jeu peine à dépasser le stade de la simple évolution, avec une structure de missions répétitive, une réalisation technique parfois vieillissante et quelques problèmes de finition. Une expérience correcte pour les amateurs de la licence, mais qui manque clairement du souffle nécessaire pour véritablement marquer la différence avec son prédécesseur.
Points forts
- Une formule coopérative toujours efficace et accessible.
- Les escouades de quatre Marines apportent davantage de possibilités tactiques
- Des classes plus distinctes et une personnalisation plus poussée
- Des affrontements nerveux et parfois très intenses face aux hordes de Xénomorphes et aux Synthétiques
- Une ambiance et une direction artistique fidèles à l'univers Alien.
Points faibles
- Une structure de missions qui devient rapidement répétitive
- Des objectifs et situations qui manquent parfois de variété
- Une réalisation technique qui paraît vieillissante par moments
- Quelques problèmes de performances et de finition
- Une IA qui manque parfois de finesse
- Des affrontements pouvant devenir brouillons lorsque les ennemis affluent en masse
- Une suite qui améliore la formule sans réellement la réinventer