TEST Assassin’s Creed Black Flag Resynced : Pirates des Caraïbes

Sorti en 2013, Assassin’s Creed IV: Black Flag est encore considéré comme l’un des meilleurs épisodes de la saga grâce à son univers de pirates, ses affrontements navals et son immense liberté d’exploration. Treize ans plus tard, Ubisoft remet le cap sur les Caraïbes avec Assassin’s Creed Black Flag Resynced, un remake intégral qui entend moderniser cette aventure culte sans en trahir l’identité. Refonte graphique, gameplay revisité, contenu inédit et améliorations de confort suffisent-ils à faire de cette nouvelle version la référence ultime ? Embarquez avec nous à bord du Jackdaw pour le découvrir.

Test réalisé sur PC grâce à une version numérique envoyée par l’éditeur.

Un classique de la piraterie remis au goût du jour

Sorti il y a près de quinze ans maintenant, Assassin’s Creed IV: Black Flag est souvent considéré comme l’un des épisodes les plus marquants de la série. Développé par Ubisoft, le jeu délaisse en partie le conflit traditionnel entre Assassins et Templiers pour mettre en avant l’âge d’or de la piraterie dans les Caraïbes, avec moults explorations, batailles navales et chasse aux trésors. Le joueur incarne Edward Kenway, un pirate opportuniste dont les ambitions personnelles le conduisent progressivement à croiser la route des deux factions ennemies. Grâce à son vaste monde ouvert, à son système de navigation particulièrement réussi et à son ambiance maritime unique, Black Flag s’est rapidement imposé comme une référence, au point d’être encore aujourd’hui cité parmi les meilleurs épisodes de la franchise.

Plus d’une décennie après sa sortie, Assassin’s Creed Black Flag Resynced est un ambitieux projet qui vise à moderniser et enrichir l’expérience originale sans en dénaturer l’esprit. Plutôt que de transformer radicalement le jeu, Black Flag Resynced revoit de nombreux aspects du gameplay et de l’immersion : améliorations des combats, ajustements des mécaniques de furtivité, nouvelles fonctionnalités de qualité de vie, rééquilibrage de la progression.

L’objectif est de proposer une version plus cohérente, exigeante et agréable à parcourir pour les joueurs d’aujourd’hui. En résumé, là où Assassin’s Creed IV: Black Flag demeure une aventure emblématique grâce à son univers et à sa liberté d’exploration, ce remake cherche à en faire l’édition que de nombreux fans imaginaient depuis des années : une expérience plus raffinée, plus immersive et mieux adaptée aux attentes modernes, tout en restant fidèle aux fondations qui ont fait le succès du jeu original.

Un gameplay modernisé

Ubisoft modernise intelligemment l’un des épisodes les plus emblématiques de la franchise, sans pour autant en bouleverser les fondations. Sur le plan du gameplay, Assassin’s Creed Black Flag Resynced reste fidèle aux fondations du jeu de 2013, tout en modernisant de nombreuses mécaniques afin de les aligner sur les standards actuels de la licence. L’objectif n’est pas de réinventer l’expérience, mais d’offrir une version plus aboutie et plus agréable à prendre en main, en capitalisant sur les treize années d’évolution de la série. De nombreuses améliorations de qualité de vie viennent ainsi fluidifier la progression et rendre l’aventure moins austère, sans trahir ce qui faisait le charme de l’œuvre originale. Cette modernisation s’appuie largement sur les acquis d’Assassin’s Creed Shadows, dont Resynced reprend aussi bien certains choix esthétiques que plusieurs mécaniques de gameplay.

La traditionnelle Vision d’Aigle est toujours de la partie, mais elle s’accompagne désormais du système de détection introduit dans Assassin’s Creed Shadows. Les éléments d’intérêt sont matérialisés par de petits orbes lumineux qu’il est possible de scanner afin de repérer plus facilement les objectifs, ressources ou points d’intérêt. Cette double approche modernise l’exploration, tout en offrant davantage de souplesse aux joueurs dans leur manière d’appréhender l’environnement. Le parkour adopte également les conventions du dernier épisode : les déplacements s’effectuent en maintenant la touche A sur Xbox ou Croix sur PlayStation, remplaçant ainsi l’utilisation de RT/R2 qui caractérisait le jeu original. Ce changement demande un léger temps d’adaptation pour les vétérans d’Assassin’s Creed IV: Black Flag, mais il s’intègre rapidement. En revanche, la précision des déplacements laisse parfois à désirer. Edward a tendance à s’accrocher au mauvais élément du décor ou à effectuer des mouvements inattendus, générant davantage de ratés que dans le jeu original. Un constat surprenant pour un remake censé moderniser cette mécanique emblématique de la série, même si ces imprécisions ne deviennent réellement pénalisantes que dans certaines séquences de plateforme.

Ubisoft a revu plusieurs missions de filature, longtemps critiquées dans l’épisode original pour leur caractère particulièrement punitif. Être repéré n’entraîne désormais plus systématiquement une désynchronisation : dans la plupart des cas, il est possible de poursuivre la mission et de s’adapter à la situation, ce qui rend ces séquences bien moins frustrantes sans pour autant les dénaturer. Seules certaines missions scénarisées conservent encore cette condition d’échec immédiat.

Les combats bénéficient eux aussi d’une refonte notable. Black Flag Resynced combine les bases du système de combat du jeu original avec plusieurs mécaniques empruntées à Assassin’s Creed Shadows. L’ajout de compétences spéciales apporte davantage de variété aux affrontements : Edward peut utiliser ses pistolets via des techniques dédiées, attirer un ennemi à l’aide de son grappin ou encore le faire chuter avant de lui asséner un coup fatal. En revanche, ces nouvelles possibilités ne suffisent pas à rendre les affrontements véritablement exigeants. Même en difficulté maximale, les combats restent relativement simples, notamment en raison de la facilité avec laquelle il est possible d’enchaîner les éliminations multiples, leur nombre étant directement déterminé par l’arme équipée.

Toutes les évolutions ne convainquent cependant pas. La lame secrète ne peut plus être utilisée librement en combat et se limite désormais aux assassinats et animations de finishers, tandis que les affrontements à mains nues ont pratiquement disparu en dehors de quelques séquences scénarisées. De la même manière, il n’est plus possible de ramasser les armes laissées au sol par les ennemis, une mécanique qui contribuait pourtant à la variété des affrontements dans le jeu original. Ces choix réduisent certaines possibilités offertes au joueur et donnent parfois le sentiment d’un système de combat moins permissif. Ubisoft a toutefois indiqué que plusieurs de ces limitations devraient être revues dans de futures mises à jour, laissant entrevoir un équilibrage plus abouti dans les mois à venir.

Le Jackdaw n’a rien perdu de sa superbe

S’il est un domaine dans lequel Assassin’s Creed Black Flag Resynced continue d’exceller, c’est bien sa dimension maritime. Plus de dix ans après la sortie de l’original, prendre la barre du Jackdaw procure toujours les mêmes sensations de liberté. Naviguer entre les îles des Caraïbes, partir à la chasse aux convois marchands ou engager des batailles navales reste aussi grisant qu’en 2013. La carte conserve d’ailleurs sa superficie d’origine, mais s’enrichit de plusieurs nouvelles zones explorables qui encouragent davantage l’exploration et offrent de nouvelles raisons de s’éloigner des itinéraires principaux.

Quelques changements viennent néanmoins modifier les habitudes des vétérans. La disparition de la mini-carte est sans doute le plus marquant. Si ce choix renforce l’immersion en épurant l’interface, il rend également les zones d’influence ennemies beaucoup moins lisibles, obligeant le joueur à redoubler de vigilance lors de ses déplacements. À l’inverse, l’ajout d’un système de navigation automatique constitue une véritable amélioration du confort de jeu. Il suffit de définir une destination pour que le Jackdaw s’y rende de lui-même, limitant les longs trajets et pouvoir poser la manette lorsque l’on souhaite simplement rejoindre un objectif. Cette fonctionnalité demeure toutefois perfectible : le pilotage automatique ne gère pas toujours correctement la circulation maritime et peut provoquer des collisions avec d’autres navires, entraînant parfois des affrontements que le joueur n’avait pas anticipés.

Le Jackdaw dispose de quelques nouveautés destinées à renforcer son identité. À l’image des mécaniques introduites dans Assassin’s Creed Shadows, il est désormais possible d’accueillir un animal de compagnie à bord du navire, une touche essentiellement esthétique mais qui participe à rendre le bâtiment plus vivant. Sur le plan du gameplay, la puissance de feu du Jackdaw a été revue à la hausse. Les combats navals gagnent ainsi en intensité et en spectacularité, sans pour autant perdre ce subtil équilibre entre manœuvres, positionnement et gestion de l’armement qui faisait déjà la force du jeu original.

Enfin, la boucle de progression maritime conserve tout ce qui faisait son intérêt. Après avoir abordé un navire ennemi, Edward peut toujours choisir de réparer le Jackdaw, réduire son niveau de recherche, récupérer des ressources ou intégrer sa prise à sa flotte personnelle. Cette dernière conserve un rôle stratégique important : les bâtiments capturés peuvent être envoyés accomplir différentes expéditions, qu’il s’agisse de missions commerciales, d’exploration ou d’affrontements navals. Leur réussite permet d’obtenir des ressources et des marchandises supplémentaires, offrant une motivation supplémentaire à écumer les mers au-delà de la progression principale.

Plus qu’un simple voyage nostalgique

Côté contenu, Assassin’s Creed Black Flag Resynced ne se contente pas de reproduire l’expérience de 2013. Le remake reprend l’intégralité ou presque de l’aventure originale, tout en y ajoutant près de six heures de contenu inédit. Ubisoft a choisi d’étendre le voyage d’Edward Kenway plutôt que de simplement le moderniser, avec plusieurs quêtes inédites qui viennent enrichir la progression. Parmi les principales nouveautés figurent trois nouveaux officiers à recruter pour le Jackdaw, chacun disposant de sa propre série de missions, ainsi que huit quêtes de fin de jeu qui prolongent l’histoire après les événements de la campagne principale. Une initiative bienvenue qui offre une véritable raison de poursuivre l’aventure une fois le générique de fin atteint.

Ce remake revoit également en profondeur la manière dont est traitée la narration contemporaine. Les séquences se déroulant dans les bureaux d’Abstergo, souvent considérées comme les passages les moins mémorables du jeu original, disparaissent entièrement. À leur place, Ubisoft introduit les Failles (Rifts), des missions facultatives dissimulées au sein de l’Animus. Ces défis proposent des scénarios alternatifs, imaginant différentes variations autour du destin d’Edward Kenway. Présentées comme des versions resynchronisées du récit contemporain, elles apportent un contexte narratif inédit tout en renouvelant les situations de jeu. Débloquées progressivement au fil de l’aventure, elles constituent une alternative bien plus ludique aux séquences modernes de l’époque.

Le domaine de Great Inagua profite lui aussi d’une attention particulière. Si le repaire conserve son rôle de base d’opérations, il accueille désormais de nouvelles activités, à commencer par un système de personnalisation du manoir. Les bibelots et objets décoratifs découverts au cours de l’exploration peuvent être exposés dans les différentes pièces de la demeure, renforçant le sentiment de progression et donnant davantage de valeur aux trésors disséminés dans les Caraïbes. Ce type d’ajout, essentiellement cosmétique, participe néanmoins à rendre le quartier général d’Edward plus vivant et plus personnel.

En revanche, tout le contenu de l’édition originale n’a pas été conservé. Le mode multijoueur ainsi que l’extension Freedom Cry, centrée sur Adéwalé, sont absents de ce remake. Une décision qui pourra décevoir les joueurs les plus attachés à ces contenus, même si elle reste cohérente avec la direction prise par Ubisoft. Le studio a clairement choisi de concentrer ses efforts sur l’histoire d’Edward Kenway et de proposer une expérience solo plus riche et plus homogène, plutôt que de disperser ses ressources sur l’ensemble des composantes du jeu d’origine.

J’ai joué à la version PS5 Pro d’Assassin’s Creed Black Flag Resynced : voici mon avis

Je n’allais quand même pas passer à côté de l’occasion de découvrir l’un des épisodes les plus appréciés de la franchise. Alors, n’écoutant que mon sens de l’aventure, j’ai embarqué sur le Jackdaw, mais sur PS5 Pro. Si j’ai toujours été un joueur très occasionnel de la série, ayant pour opus préférés Assassin’s Creed premier du nom ainsi que Unity, je dois bien admettre que Assassin’s Creed Black Flag Resynced m’a énormément plu dans son approche.

S’il est indéniable que les équipes d’Ubisoft ont travaillé ces dernières années à donner une dimension nouvelle à la franchise, j’ai tendance à trouver que la surcharge de systèmes de jeu alourdit davantage l’expérience qu’autre chose. Ici, on retrouve une approche plus dépouillée, plus fluide, plus directe. En s’émancipant de toutes les caractéristiques light RPG que la franchise se traîne depuis Origins, elle en revient à l’essentiel. C’est une approche qui m’a tout de suite convaincu.

Fini les adversaires qui peuvent avoir tendance à être des sacs à PV ou qui peuvent se relever après une tentative d’assassinat. Bien que le gameplay présente quelques spécificités techniques intéressantes comme les contres et l’esquive parfaite, on peut tout à fait jouer à l’ancienne et éliminer en une contre-attaque la plupart des IA adverses. Cette approche épurée fait du bien et permet de se délester de nombreux systèmes de jeu qui ont tendance à surcharger bon nombre de jeux AAA.

Sur PS5 Pro, l’expérience a été globalement satisfaisante. Le jeu est très joli, avec une belle gestion de la lumière et des couleurs chatoyantes qui ont de quoi dépayser. J’aurais apprécié que l’ensemble tourne en 4K/60 FPS sans compromis, surtout sur une console aussi puissante. Toujours est-il qu’en mode équilibré, le jeu s’est avéré des plus stables et a limité les chutes de framerate. Il y a encore un peu de travail à réaliser sur les bugs de collision (et les bugs tout court) mais rien qui ne vienne ternir l’expérience de jeu. D’ailleurs, au moment où j’écris ces lignes, un premier patch est déjà venu peaufiner l’ensemble.

De manière générale, je ne saurai que trop conseiller ce jeu à ceux qui n’ont jamais posé les mains sur cet opus. Si je trouve le personnage d’Edward Kenway un peu brut de décoffrage, son flegme naturel et son charisme (notamment grâce à l’interprétation de Matt Ryan) en font un anti-héros qui donne envie de partir à l’aventure. Sans aucun doute l’un des meilleurs épisodes de la licence auxquels j’ai joué, à ne pas louper à moins d’être vraiment allergique aux capuches et aux lames d’assassins.

Une refonte technique convaincante, mais pas irréprochable

Présenté comme un remake intégral, Assassin’s Creed Black Flag Resynced a pourtant un goût de remaster haut de gamme. Ubisoft Singapour affirme avoir entièrement reconstruit le jeu à l’aide de la dernière version de l’Anvil Engine Next, mais dans les faits, le studio a fait le choix de rester extrêmement fidèle à l’œuvre de 2013. Les doublages et l’immense majorité des cinématiques sont directement repris du jeu original, tandis que les nouvelles séquences scénarisées se comptent finalement sur les doigts d’une main. Cette approche permet de préserver l’identité d’Assassin’s Creed IV: Black Flag, mais elle donne aussi le sentiment que le remake n’ose jamais totalement s’émanciper de son matériau d’origine. Le résultat est techniquement plus moderne et enrichi de nombreuses améliorations de gameplay, mais sa philosophie de conception le rapproche davantage d’un remaster++ que d’une réinterprétation en profondeur.

Visuellement, le bond en avant est indéniable. Les modèles 3D, les textures et les effets de lumière affichent un niveau de détail largement supérieur à celui de l’original, même si ce dernier reste étonnamment agréable à l’œil pour un titre vieux de plus d’une décennie. Les animations profitent elles aussi d’un net progrès. Sans rivaliser avec les productions les plus impressionnantes du marché, elles apparaissent bien plus naturelles que celles d’Assassin’s Creed Shadows, dont les personnages souffraient parfois d’une rigidité évoquant davantage des animatroniques que de véritables êtres humains.

Le résultat est plus crédible, notamment lors des dialogues et des nombreuses cinématiques qui ponctuent l’aventure. Cette montée en gamme s’accompagne malheureusement d’une optimisation encore perfectible. Au cours de notre partie, nous avons relevé plusieurs baisses de fluidité et quelques saccades ponctuelles, sans qu’elles ne deviennent réellement handicapantes. Plus gênant, un crash est également survenu après une dizaine d’heures de jeu. Rien de suffisamment rédhibitoire pour gâcher l’expérience, mais ces problèmes témoignent d’une stabilité qui mériterait encore quelques correctifs.

Sur PC, Ubisoft accompagne cet opus d’un large éventail d’options graphiques et d’accessibilité. Les joueurs peuvent ajuster finement les paramètres visuels afin d’adapter le jeu à leur configuration, tandis que les nombreuses options d’accessibilité permettent de personnaliser l’expérience selon leurs besoins. Une attention appréciable qui témoigne de la volonté du studio de rendre cette nouvelle version accessible au plus grand nombre, même si l’optimisation globale gagnerait encore à être peaufinée.

Le travail de reconstruction des Caraïbes se montre particulièrement respectueux de l’œuvre originale. Les villes emblématiques et les principaux lieux d’exploration ont été fidèlement recréés, tandis que plusieurs nouvelles îles viennent enrichir la carte maritime, sans pour autant en modifier la superficie. Certaines zones ont bénéficié d’un redesign bienvenu afin d’offrir davantage de variété aux joueurs connaissant déjà le jeu sur le bout des doigts. Les effets météorologiques profitent eux aussi d’améliorations notables : les tempêtes gagnent en intensité grâce à l’apparition d’éclairs capables de frapper la surface de l’océan et d’endommager le Jackdaw. Les tornades, en revanche, peinent davantage à convaincre. Bien qu’elles demeurent impressionnantes par leur taille, leur rendu manque parfois de puissance visuelle et de spectacularité.

Cette fidélité au matériau d’origine montre toutefois ses limites. En choisissant de reproduire très fidèlement le level design de 2013, Ubisoft hérite de certains de ses défauts. Plusieurs environnements paraissent aujourd’hui trop exigus au regard des standards actuels, que ce soit lors des affrontements à pied ou des combats navals. Le manque d’espace peut occasionnellement nuire à la lisibilité de l’action et provoquer quelques situations frustrantes. Enfin, difficile de passer sous silence l’une des décisions les plus contestables entourant cette sortie : même les possesseurs de l’édition physique devront obligatoirement télécharger une partie du jeu via Internet avant de pouvoir jouer. Une contrainte devenue récurrente chez Ubisoft et d’autant plus difficile à justifier que les quelque 60 Go occupés par le jeu auraient largement pu tenir sur un disque Blu-ray. Au-delà de l’aspect pratique, cette politique renforce une fois encore le sentiment que l’éditeur privilégie une logique d’accès au jeu plutôt que sa véritable conservation sur support physique.

Verdict

Avec Assassin’s Creed Black Flag Resynced, Ubisoft livre une modernisation convaincante de l’un des épisodes les plus appréciés de la franchise. Refonte graphique réussie, gameplay remis au goût du jour, contenu inédit et nombreuses améliorations de confort font de cette nouvelle version la meilleure manière de découvrir ou de redécouvrir les aventures d’Edward Kenway. En revanche, sa fidélité presque excessive au jeu de 2013, un système de combat encore perfectible, un parkour parfois moins précis que dans l’original et quelques problèmes techniques l’empêchent de s’imposer comme la réinterprétation ambitieuse que l’on pouvait attendre d’un remake développé de zéro. Plus proche, dans sa philosophie, d’un remaster premium que d’une véritable réinvention, Assassin’s Creed Black Flag Resynced n’en reste pas moins une aventure généreuse et particulièrement agréable à parcourir, qui séduira autant les nostalgiques que les nouveaux venus.

75/100
Score total iIl s'agit d'une appréciation générale du jeu de la part du testeur et non d'une note à proprement parler.

Points forts

  • Une modernisation réussie du gameplay sans trahir l'esprit de l'original.
  • Les affrontements navals restent une référence et gagnent encore en spectacularité.
  • Environ six heures de contenu inédit, avec de nouvelles quêtes et une véritable extension de l'histoire.
  • Les missions de filature enfin moins punitives.
  • De nombreuses améliorations de qualité de vie (navigation automatique, interface modernisée, etc.).
  • Les Caraïbes demeurent un monde ouvert particulièrement agréable à explorer, enrichi de nouvelles zones.
  • Les Failles remplacent avantageusement les séquences contemporaines d'Abstergo.
  • Le système de personnalisation du manoir de Great Inagua apporte un objectif supplémentaire à l'exploration.
  • Une durée de vie encore plus généreuse que celle du jeu original.
  • Une version PC riche en options graphiques et en fonctionnalités d'accessibilité.

Points faibles

  • Les éliminations multiples sont trop accessibles et déséquilibrent les affrontements.
  • Disparition de plusieurs mécaniques appréciées (lame secrète en combat, ramassage des armes, combats à mains nues).
  • Le pilotage automatique du Jackdaw manque encore de fiabilité.
  • Une fidélité au level design original qui laisse apparaître des environnements parfois trop exigus.
  • Une optimisation encore inégale, avec quelques saccades, bugs et de rares crashs.
  • Un parkour parfois moins précis que dans le jeu original, avec des déplacements occasionnellement capricieux.
  • Téléchargement obligatoire même avec l'édition physique, une décision difficile à justifier.
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