PREVIEW On a testé The Blood of Dawnwalker, l’un des jeux les plus attendus de 2026

Quand un studio prometteur avec des noms qui font tourner la tête des amateurs de jeux de rôle annonce un titre ambitieux visant à devenir le Saint Graal des RPG, forcément ça ne peut qu’attirer l’attention. Rien de très étonnant donc à ce que Bandai Namco se soit penché sur la question, l’éditeur ayant des accointances avec le genre au sens large, comme en témoignent ses franchises propres ou l’édition de titres à succès tels que The Witcher 3: Wild Hunt ou encore Elden Ring. Avec la date de sortie du jeu approchant à grands pas, l’éditeur nous a convié à une session de preview de The Blood of Dawnwalker, nous permettant de poser les mains durant quelques heures sur un titre à la fois très attendu et sujet à de nombreuses interrogations chez les passionnés du genre. Après plusieurs heures de jeu, voici nos premières impressions mordantes.

Preview réalisée sur PC dans des locaux réservés par l’éditeur

Sang pour sang

Alors que les créateurs de Rebel Wolves annonçaient la création du studio en février 2022, nous découvrions les bases d’une équipe prometteuse. Outre la présence de Konrad Tomaszkiewicz (ex-Game Director de The Witcher 3, également impliqué sur Cyberpunk 2077) et Jakub Szamałek (scénariste sur The Witcher 3: Wild Hunt et Cyberpunk 2077), la structure dénombrait pas moins d’une dizaine de vétérans de l’industrie issus des rangs de CD Projekt RED.

Par exemple, le directeur du design Daniel Sadowski (The Witcher), la directrice de l’animation Tamara Zawada (The Witcher 3) ou encore le directeur artistique Bartłomiej Gaweł (The Witcher 2: Assassins of Kings). Une belle brochette, pour ne citer qu’eux, qui laisse entrevoir un potentiel certain, surtout quand on sait que l’un des co-fondateurs du studio a affirmé la volonté de rester une structure à l’échelle modeste face au mastodonte qu’est devenu CD Projekt RED.

Seul l’avenir nous dira si l’équipe ne finira pas par prendre la même direction, mais les ambitions du studio conjuguées à la passion et l’envie de bien faire de l’équipe donnent une équation dont le résultat inspire la confiance. Un sentiment que l’on a aisément ressenti, tant durant la courte présentation précédant notre prise en main que durant notre session de jeu qui s’est étalée sur quasiment quatre heures. Sans compter les quelques échanges avec l’équipe présente sur place, curieuse d’avoir nos premières impressions. Rien de très surprenant en soi, mais c’est toujours agréable de voir des créateurs d’univers avides de retours.

S’il fallait le rappeler, The Blood of Dawnwalker place le joueur dans la peau du jeune Coen, aîné d’une fratrie composée de deux jeunes sœurs et d’un second frère. Le jeu s’ouvre sur une scène où ce dernier tente d’échapper à des gardes un peu zélés, le pourchassant lui et l’une de ses sœurs, Lunka. Une fuite qui se terminera par la transformation en vampire de la jeune fille, afin de la sauver d’un funeste destin. Le scénario s’accélère dès l’ouverture pour positionner ses premiers enjeux.

Pourtant, il faudra attendre encore un peu avant de prendre les armes et de plonger dans l’action. En effet, en tant que RPG qui se respecte, The Blood of Dawnwalker possède son lot de mise en scène et de dialogues, obligatoires comme optionnels. Ces derniers semblent particulièrement bien écrits et donnent envie d’épuiser toutes les possibilités pour mieux comprendre son univers. Pour ce qui est des personnages, ce premier aperçu nous a semblé un poil trop court afin de pouvoir juger, mais disons qu’on a déjà identifié certaines figures fortes qu’il sera intéressant de creuser.

Pour ce qui est de la famille du héros, entre un père un brin autoritaire et une mère en proie à la folie, on sent que les responsabilités pèsent sur les épaules de Coen, ce qui le rend à la fois terriblement humain et attachant. Un comble quand on sait que ce dernier devient à son tour un vampire dans la première demi-heure de jeu. Un petit cadeau qu’il doit à sa chère sœur, mais qui a un effet différent sur lui. Coen ne se voit impacté par sa condition de vampire qu’une fois la nuit tombée. L’occasion idéale pour aborder la mécanique phare du jeu : le temps qui passe et qui est décomposé en deux phases que sont le jour et la nuit.

30 jours, 30 nuits

Le temps est l’une des composantes les plus importantes du titre de Rebel Wolves, puisqu’il s’écoule par segments à mesure que l’on avance dans les quêtes. Coen ne dispose que de 30 jours et 30 nuits pour parvenir à son objectif, à savoir défaire Brencis, le vampire centenaire, seigneur de Vale Sangora, imposant un tribut à base de sang frais à sa population, mais également sauver sa famille. L’exploration ne faisant pas avancer l’horloge, cela nous permet d’appréhender l’univers à notre rythme et de nous focaliser sur la découverte de cette province ou bien de concentrer nos efforts sur la quête principale.

Une quête qui n’est d’ailleurs qu’un fil rouge, puisque le studio abandonne la structure habituelle que l’on retrouve dans la majorité des jeux pour laisser le joueur vaquer aux occupations qu’il estime intéressantes. De ce que l’on nous a dit, et du peu que l’on a pu en voir, il sera ici question de faire des choix, car une seule run ne suffira pas à voir tout ce que le jeu propose de quêtes et objectifs annexes. Toutes ces missions sont à voir comme une préparation menant directement au combat final, et on peut presque s’imaginer pouvoir aller affronter Brencis avant la fin du compte à rebours, un peu à la façon de The Legend of Zelda: Breath of the Wild. Le conditionnel est ici employé car nous n’avons pas eu la possibilité d’essayer cela. Il faudra attendre le test complet pour en avoir le cœur net.

Ceci étant dit, nos quatre heures de jeu nous ont permis d’avoir un bel aperçu des possibilités offertes par le gameplay, qui propose deux variations : une exigeante dans laquelle le joueur doit diriger les coups d’épée à donner mais aussi les contres et blocages, tandis que le mode plus facile ne demande que de presser les touches d’attaque et de blocage pour réaliser les mouvements adéquats. Rien de révolutionnaire en soi, puisque des jeux ont déjà exploité ce genre de fonctionnalités, mais il faut admettre que ça fonctionne ici très bien.

Les premières minutes sont un peu déstabilisantes, mais finalement on a plutôt eu l’impression que l’on perdrait en immersion s’il fallait désactiver la direction des coups. Cela requiert également une plus grande attention et davantage de réflexes. Autant dire que les modes de difficulté plus élevés devraient offrir leur lot de challenge pour ceux qui oseront pousser la porte. De notre côté, on s’est contentés du mode de difficulté standard. Pas le temps de niaiser, que voulez-vous.

L’une des autres singularités du gameplay réside dans la double casquette de Coen : humain manipulant la magie le jour, vampire possédant des pouvoirs dévastateurs le soir. Il faut donc apprendre à maitriser ces deux styles de jeux un peu différents, qui viennent rythmer l’aventure. Pour ceux qui auraient plus de mal avec un style de jeu, on peut toutefois songer à faire passer rapidement le jour ou la nuit afin d’être plus actif lorsque le gameplay nous met davantage à notre aise. Mais encore faudra-t-il être capable de compléter l’objectif principal avec une telle contrainte.

Toujours est-il que ne pas finir l’aventure en 30 jours ne se terminera pas par un écran de game over avec l’obligation de relancer une nouvelle partie. Un choix audacieux, qui se marie à merveille avec la composante RPG du titre, largement présente dans les nombreuses possibilités offertes par les dialogues. Si l’on est évidemment loin de la profondeur et de la pluralité des situations offertes par un Baldur’s Gate 3 (ce qui n’a jamais été l’objectif affiché du titre), il faut reconnaître que la qualité d’écriture du début de l’aventure est convaincante.

Le principal défi pour The Blood of Dawnwalker sera donc de nous accrocher tout du long de son aventure. Le concept d’une quête principale autour de laquelle gravite des événements facultatifs que le joueur devra choisir pour créer sa propre aventure est audacieux, mais cela requiert un niveau de narration et de mise en scène supérieur à la moyenne. Les voyants sont au vert pour The Blood of Dawnwalker et le jeu confirme son statut de l’un des titres les plus attendus de l’année sans sourciller.

Il faudra toutefois transformer l’essai et persévérer dans l’audace jusqu’au bout. Rappelons, à toutes fins utiles, que le jeu a calé sa date de sortie au 4 septembre et que la période va être particulièrement intense avec de nombreuses sorties prévues. Mais si l’on devait vous donner un conseil, faites de la place sur votre calendrier pour le jeu de Rebel Wolves, car si les promesses sont tenues, il sera sans doute l’un des prétendants au titre de jeu de l’année 2026.

Verdict

Quatre heures passées en sa compagnie nous ont semblé être un temps bien trop court tant il a l’air généreux. The Blood of Dawnwalker est un RPG d’action qui s’applique à mettre en place des concepts que l’on ne voit que trop peu dans le jeu vidéo, afin de servir une proposition alléchante. Son univers sombre, son gameplay exigeant (pour ceux qui le voudront) et la qualité des premières heures de la narration nous ont séduit. S’il semble bien parti pour marcher sur les pas des grandes références qui l’ont inspiré, on espère que ses promesses seront tenues afin de nous offrir les prémices d’une saga que l’on souhaite déjà grande.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les articles en lien
Total
0
Partager